Vingt ans après: Entre Moscou et Ekaterinbourg

J’arrive au wagon qui me mènera tout au long du transsibérien chargé de livres, pensant avoir beaucoup de temps pendant ces 9 228 kilomètres de voyages en train. Je découvre tout de suite après qu’il m’est impossible de lire ou d’écrire quoi que ce soit à cause du mouvement et du manque de bons amortisseurs. Tout ce qui me reste à faire c’est de penser, d’annoter quelques idées lors des arrêts dans les stations.

*****

Nous faisons partie du rêve de Dieu, tels les personnages qui peuplent nos rêves, nous avons une certaine indépendance. Nous ne sommes pas celui qui est en train de rêver mais nous faisons partie de lui. J’espère qu’il ne fera pas de cauchemars à cause de nous et qu’il puisse passer des nuits tranquilles.

*****

Seigneur, protégez nos doutes, car le Doute est une façon de prier. C’est lui qui nous fait grandir, parce qu’il nous oblige de regarder sans peur les différentes réponses à une seule question. Et pour que tout cela soit possible,

Seigneur, protégez nos décisions, parce que la Décision est une façon de prier. Donnez-nous le courage pour, qu’après le doute, nous soyons capables de choisir entre un chemin ou un autre. Que notre OUI soit toujours un OUI, et que notre NON soit toujours un NON. Qu’une fois le chemin choisi, nous ne regardions jamais derrière nous, ni ne laissions notre âme rongée par le remords. Et pour que cela soit possible,

Seigneur, protégez nos actions, parce que l’Action est une façon de prier. Faites que notre pain de ce jour soit le fruit du meilleur que nous portons en nous. Qu’on puisse, grâce au travail et l’Action, partager un peu de l’amour que nous recevons. Et pour que cela soit possible,

Seigneur, protégez nos rêves, parce que le Rêve est une façon de prier. Faites que, indépendamment de notre âge, nous soyons capables de maintenir la flamme sacrée de l’espoir et de la persévérance dans nos cœurs. Et pour que cela soit possible,

Seigneur, donnez-nous toujours l’enthousiasme, parce que l’Enthousiasme est une façon de prier. C’est lui que nous lie aux Cieux et à la Terre, aux hommes et aux enfants, et nous dit que le désir est important et qu’il mérite notre effort. C’est lui qui nous affirme que tout est possible si nous sommes totalement impliqués dans ce que nous faisons. Et pour que cela soit possible,

Seigneur, protégez-nous, car la Vie est notre seul moyen de manifester Votre miracle. Que la terre continue en transformant la graine en blé, que nous continuons à transformer le blé en pain. Et cela n’est possible que si nous avons l’Amour – ainsi, ne nous laissez jamais seuls. Donnez-nous toujours votre compagnie, et la compagnie des hommes et des femmes qui ont des doutes, qui agissent, qui rêvent, qui s’enthousiasment, et qui vivent chaque jour comme s’il était dédié à Votre gloire.

Amen.

*****

Je crois que mon texte peut être lu en plus ou moins trois minutes. Eh bien: selon les statistiques, pendant ce lapse de temps 300 personnes vont mourir et 620 autres naîtront.

Peut-être vais-je prendre une demi-heure pour l’écrire : je me concentre sur mon ordinateur, avec des livres à côté de moi, des idées dans ma tête, le paysage défilant dehors. Tout paraît absolument normal autour de moi, pourtant, pendant ces trente minutes 3 000 personnes mourront, et 6 200 personnes, viennent de voir, pour la première fois, la lumière du monde.

Où sont ces milliers de familles qui viennent de commencer à pleurer la perte de quelqu’un, ou de rire avec l’arrivée d’un fils, d’un petit-fils, d’un frère ?

Je m’arrête et je pense un peu : peut-être que beaucoup de ces morts sont arrivés au bout d’une longue et douloureuse maladie, et que certaines personnes sont soulagées par l’Ange qui est venu les emporter. De même, certainement, des centaines d’enfants qui viennent de naître seront abandonnés la minute suivante, et passeront aux statistiques des morts avant même que je termine mon texte.

Quelle affaire. Une simple statistique, que j’ai vue par hasard – et soudainement, je sens ces pertes et ces rencontres, ces sourires et ces larmes. Combien de personnes partent de cette vie seules, dans leurs chambres, sans que personne ne se rende compte de ce qui se passe ? Combien naîtront cachés et seront abandonnés à la porte d’asiles et de couvents ?

Je pense : j’ai déjà fait partie des statistiques des naissances, et un jour je serai inclus dans le nombre des morts. C’est bien : je suis tout à fait conscient qu’un jour je vais mourir. Depuis que j’ai fait le chemin de Saint-Jacques, j’ai compris que – malgré le fait que la vie continue, et que nous sommes tous éternels – cette existence finira un jour.

Les personnes pensent très peu à la mort. Elles passent leurs vies préoccupées avec des vraies absurdités, remettant à plus tard, laissant de côté des moments importants. Elles ne risquent pas car elles pensent que c’est dangereux. Elles réclament beaucoup, mais agissent comme des lâches au moment de prendre des décisions. Elles veulent que tout change, mais refusent elles-mêmes de changer.

Si elles pensaient un peu plus à la mort, elles ne manqueraient jamais de passer le coup de fil qui manque. Elles seraient un peu plus folles. Elles n’auraient pas peur de la fin de cette incarnation – parce qu’on ne peut pas avoir peur de quelque chose qui se produira de toute façon.

Les indiens disent : « Aujourd’hui c’est un jour aussi bon que n’importe quel autre pour quitter ce monde ». Et un sorcier a commenté une fois : « que la mort soit toujours assise à tes côtés. Ainsi, quand vous devrez faire des choses importantes, elle vous donnera la force et le courage nécessaires. »

J’espère que toi, lecteur, es arrivé jusqu’ici. Ce serait une bêtise de s’apeurer avec un tel sujet, car nous tous, tôt ou tard, mourrons. Et seul celui qui accepte cela est prêt à vivre.

Le prochain texte sera mis en ligne le 29 Mai 2006

P.S: Cher lecteur,

Pendant ce cheminement, qui remplit mon âme d’expériences très intéressantes, un des moments les plus magiques c’est lorsque, le soir venu, je lis les commentaires sur le blog. Même si je ne peux pas vous répondre à tous, je veux que vous sachiez qu’il est très important pour moi de savoir que je ne suis pas seul sur ce chemin. Merci beaucoup de votre soutien et pour les mots et les idées qui maintenant sont inscrites dans mon coeur.

Paulo Coelho

11 Responses to “Vingt ans après: Entre Moscou et Ekaterinbourg”


  1. 1 BERNARD Patricia

    Voici ce que m’a inspiré votre texte d’aujourd’hui, un autre texte que j’ai trouvé sur Internet, il m’aura fallu que quelques secondes pour vous le transmettre en papier collé bien moins que vous pour nous écrire votre texte. Mais pendant ces quelques secondes j’aurai pu mourir et ne jamais vous le transmettre ou jamais lire votre dernier message qui malgré la beauté de votre prière m’a laissé triste…non pas par son idée de la mort car je suis arrivée à ce moment où cette mort inéluctable me dit que quelque soit mes décisions et mes actions qu’elles soient lâches ou folles, je mourrai…et cela me suffit pour comprendre que je suis née pour vivre et que quelque soit le temps qui m’ait donné j’ai le choix d’agir sur cette vie en faisant ce que je ressens au fond de moi, en vivant mes rêves en étant moi et rien que moi et que même si je suis éternelle, une fois cette vie finie je n’aurai plus jamais ces choix et que cela aura été vain d’avoir peur car aucune peur n’empêchera la seule certitude de notre plus grande peur à tous et que nous connaissons dès que nous poussons notre premier cri : Nous allons tous mourir quoique nous fassions et que même si certains puissent penser que la peur puisse éviter le danger, le vrai danger ce n’est pas de mourir car mourir est une réalité inévitable contre laquelle nous ne pouvons rien par contre le plus grand danger qui nous menace et contre lequel nous pouvons agir c’est de ne pas vivre ce pour quoi nous sommes fait et d’accepter ainsi la mort la plus terrible qui soit celle de mourir vivant.
    La tristesse que je ressens pour votre texte est ailleurs mais pour l’instant, je n’arrive pas à la définir…et vous laisse ci après pour vous et pour tous vos si touchants lecteurs ce texte qui a touché mon cœur.
    Je vous embrasse et que Dieu soit béni et qu’il vous bénisse pour le si beau don qu’il a mis dans votre âme et qui vous a fait évolué en faisant que d’autres en profitent et évoluent grâce à votre don. Je n’ai aucun doute que lorsqu’il vous demandera ce que vous avez fait du talent qu’il vous a donné, la réponse qu’il connaît déjà sera que ce blé est tombé dans une terre qui a fructifié et que les fruits qui y poussent n’ont pas fini de lui parler de sa gloire et que son rêve devient réalité grâce à son amour qui est le véritable miracle de notre vie.

    Patricia

    Ta Mission d’Ange

    T’est-il déjà arrivé de te demander pourquoi telle personne croise ton chemin? Pourquoi est-ce si facile d’en côtoyer certaines et parfois est-ce sans issue avec d’autres?

    Et si tu étais venu sur Terre non seulement pour ta propre évolution mais aussi pour celle des autres…

    Nous avons tous une mission d’Ange à accomplir. Elle peut te paraître limpide ou embrouillée. Ce qui est certain, c’est que tout s’éclaircit au moment opportun.

    Si une situation t’exaspère, c’est peut-être qu’elle renferme une opportunité de grandir. Il ne faut pas avoir peur d’aller au bout des choses, de faire face à ce qui nous dérange intérieurement. Parfois les défauts des autres qui nous irritent sont tout simplement l’effet miroir de ceux qui nous habitent et que nous ne voulons pas accepter…

    Lorsque tu ressens la pulsion d’aider quelqu’un, fais-le sans t’imposer. Souvent, une simple oreille attentive a beaucoup plus de chance de soulager que l’étalage de nos suggestions qui ne rejoindra probablement que notre propre perception de la situation.

    Si tu es une personne qui attire les confidences spontanées, fais attention qu’elles n’envahissent pas ton monde intérieur, ton jardin secret. Tu n’as pas à vivre les épreuves des autres, tu ne fais que les accompagner dans LEUR cheminement. Ne t’approprie pas le flot d’émotions qu’elles peuvent déverser sur toi. N’oublie jamais de te protéger. Enveloppe-toi de tes ailes d’Ange et utilise la Lumière de ton auréole. N’hésite pas à te retirer si tu sens que tes énergies diminuent. Certaines personnes se gavent littéralement de la Lumière des autres.

    Exerce-toi à vivre au moment PRÉSENT, c’est le temps de l’Âme. Si un enfant te parle, ne songe pas au souper que tu dois préparer. Fixe-le dans les yeux et porte ton attention sur le message qu’il veut te livrer. Savoure l’instant, la complicité du moment. Il y a un don rare que tu peux développer, c’est de faire se sentir importants tous ceux que tu côtoies, grands et petits.

    Toutes nos actions doivent tendre vers un seul but: apprendre à vivre sur Terre comme si nous étions au Paradis…

    Ta mission d’Ange n’est pas seulement de donner, te gratifiant ainsi spirituellement, elle consiste aussi à apprendre à recevoir.

    RECEVOIR c’est DONNER la chance aux autres d’offrir une partie d’eux, avec tout le plaisir qu’engendre ce geste. Recevoir c’est un don de soi, c’est un geste généreux, CE N’EST PAS UNE DETTE !

    Nous sommes tous des Anges, nous avons tous une grande mission. Quelle est la tienne ?

  2. 2 Michèle

    Cher Paulo,
    Oui, la mort fait partie de la vie, c’ est la seule certitude qu’ on ait et ce dès notre conception.
    Vos livres me guident, m’ aident à avancer dans cette vie , si difficile certains jours mais qui en vaut tellement la peine.
    Je crois aux signes même si je ne sais pas toujours les détecter aux bons moments mais je ne crois pas en Dieu et le hasard n’ existe pas.La force, l’ énergie qui nous fait vivre, qui nous rend si vivants, elle est en nous et ce aussi dès notre conception et c ‘est elle qui nous aide, nous fait grandir . Si quelque fois , on grandit mal, à côté de soi,c’est qu’ on perdu cette énergie, ou qu’ on l’use mal…Tout dépend de la souffrance de ces proches qui nous élèvent,eux-mêmes cassés, désemparés et certains que rien ne changera plus.
    Rien n’ est perdu tant que la vie est là et il y a toujours un moment où on rencontre les bonnes personnes qui nous aident à prendre les bon rails, qui nous aident à ‘ être’.
    La vie est plus forte que tout même si la mort en fait partie.

    Michèle ( Liège )

  3. 3 alexandre-black baccara

    Bonjour Mr Coelho j’eviterais les discours habituels comme quoi jai lu tous vos livres, que je trouve formidable ce que vous faites,que je me sens guerrier de la lumière à la poursuite de mes rêves etc…
    Continuez a nous faire partager vos experiences, qui sont universelles finalement.
    Je crois que pour beaucoup de vos “enseignements” nous les savons interieurement mais que nous avons tendance à les oublier et vos textes ressort des tiroirs de l’âme des idées oubliées ou simplement silencieuses ; auquel nous n’avons pas encore mis de mots peut être.
    En tout cas Un grand Merci pour tout, je vous envoie tout mon soutien de Paris !

  4. 4 Lartigue Céline

    Cher Paulo,
    En réponse à votre article sur la mort, il est vrai qu’en parlant de celle-ci, vous nous rappellez que nous ne sommes pas éternels et la vie doit être vécu à fond. J’ai enfin pris conscience de cela grâce à vos livres et j’ai eu peur au début de me dire que je ne serais plus un jour et que je n’avais sûrement qu’une vie et que les gens m’oublierait au fil du temps. Mais à force d’y réfléchir, je me suis dit que j’avais de la chance de savoir que je suis mortelle car cela m’aide à vivre.
    Il est vrai que j’ai perdu ma mamie, ma deuxième maman, il y a 3mois et que ma peine est immense mais je pense qu’elle est encore prés de moi, qu’elle m’aide et m’accompagne. Ca aide de se dire cela pour continuer sa vie sans trop souffrir.
    Merci encore pour la douzième.
    A bientôt.
    Avec tout mon affection et mon amitié.
    Céline

  5. 5 Lartigue Céline

    Cher Paulo,
    et oui c’est encore moi, je suis très bavarde.
    Je voulais rajouter encore un petit quelque chose qui a beaucoup d’importance pour moi : dans le nombre de personnes qui meurt à chaque seconde, on sait malheureusement que beaucoup de ces personnes meurent de faim et oui malgré cette société de sur-consommation. Alors, je souhaiterais passer un message à toutes les personnes qui viendront lire votre blog : arrêtons le gaspillage !!!!!
    Je le vois tous les jours au restaurant, des plats qui repartent à peine entamés, des amis chez eux qui achètent et jettent la nourriture car ils n’ont plus envie de manger cela. Alors essayons de faire attention et de penser à ceux qui n’ont rien ou très peu.
    Encore une chose, nous savons que nous sommes mortels et que malheureusement même si nous aimons beaucoup nos proches, ils le sont aussi alors disons à nos proches que nous les aimons. J’ai compris cela quand j’ai perdu ma mamie, il y a quelques mois et comme je suis assez réservée en matière de sentiments, je ne lui ais pas assez dit alors dès que j’ai vu mon papi, je lui ai dit : je t’aime et je ne veux pas te perdre.
    Alors aimons-nous et montrons aux autres que nous les aimons, c’est pour moi une chose essentielle et qui ne nous coûtent rien.
    Merci à vous Paulo de m’avoir lue et également aux lecteurs du blog.
    Merci pour la treizième fois.
    A bientôt.
    Avec toute mon affection et mon amitié.
    Céline

  6. 6 JOELLE

    Bonsoir Monsieur Coelho !
    Dans “Comme un fleuve qui coule” vous écrivez : ” Un guerrier de la lumière sait que certaines batailles impossibles méritent d’être menées, c’est pourquoi il n’a pas peur des déceptions – il connaît le pouvoir de son épée et la force de son amour. Il rejette avec véhémence ceux qui sont incapables de prendre des décisions et cherchent toujours à faire porter aux autres la responsabilité de tous les malheurs du monde. S’il ne lutte pas contre ce qui n’est pas correct – même si cela semble au-dessus de ses forces — il ne trouvera jamais le bon chemin.”

    Ce paragraphe me conforte dans l’idée qu’il faut toujours se battre si l’on croit que la cause est juste. Il faut arriver à se détacher des réflexions, du regard de “l’autre’ pour intérioriser son combat et garder sa volonté de réussite intacte.
    Dans la maladie, il faut croire intensément, jusqu’à la fin, que notre corps peut sortir de la galère dans laquelle notre esprit nous a conduits pour telle ou telle raison. C’est en puisant dans vos livres que pendant la maladie et après le départ de mon fils, j’ai trouvé et trouve la force de continuer à vivre le plus fidèlement possible, par rapport à mes convictions profondes.
    Je connaissais votre prière, je l’apprécie beaucoup.
    Je n’ai pas peur de ma mort, je sais qu’un jour je partirai, c’est normal, mais je supporte mal de voir d’autres enfants ou des jeunes partir avant moi. Il y a “un âge” où la mort est “acceptable” mais chez les jeunes, mon Dieu que c’est déchirant et votre comptabilité ne détaille pas, jeunes, moins jeunes, maladie, accident, vieillesse….
    “Mourir, ce n’est rien. Commence donc par vivre. C’est moins drôle et c’est plus long.” [Jean Anouilh ]
    Bonne route.

  7. 7 Fassou therese

    cher paulo comme toujours je suis touchée par vos écrits et en ce qui concerne la mort ,je pense qu’aucuns d’entre nous n’a peur de mourir,je crois que ce qui nous fait le plus peur c’est de voir disparaitre toutes les personnes qu’on aime et à qui on tient.surtout peur de se retrouver seul sur terre sans familles,on a peur de vivre jusqu’à la mort.j’ai perdu ma mre il ya 6ans et je peux vous dire que c’est une blessure qui ne cicatrisera jamais.alors la souffrance qu’on ressent aprés la perte d’un etre chère je la connais et ne souhaite pour rien au monde la revivre.seulement je n’arrive pas à profiter de ma vie avant que la mort ne vienne frapper un de ces etres que j’aime.d’un moment à l’autre mon téléphone pourra sonner et peut etre qu’on m’annoncera la mort de mon père.De ce père qui a toujours été absent de ma vie,ce père que je n’ai pas revu depuis 6ans,ce père à qui je reproche de nous avoir abandonné…et pourtant en pensant à sa mort j’en souffre mais je ne peux faire ce pas vers pour lui dire que je l’aime énormément.la haine m’empeche d’aller à sa rencontre et de lui que j’ai besoin de lui.et si jamais on m’annoncais sa mort aujourd’hui je sais que je m’en voudrais pour le restant de ma vie de pas avoir pu franchir ce petit pas qui existe ente la haine et l’amour.
    La deuxième chose que je pourrais avoir à regretter durant le reste de ma vie serait surement de ne pas avoir prise la bonne décision en ce qui concerne celui qui est supposé etre mon futur mari.en effet un homme de 42ans avec 5enfants m’a demandé d’etre sa femme et j’ai accepté ,seulement mon entourage n’apprécie pas cette relation,dans 2semaines j’aurai 24ans.J’ai peur de rester avec lui et d’avoir à regretter plus tard,mais j’ai également peur de le quitter et de le regretter aussi car quoi qu’on en dise je suis amoureuse de lui mais je ne me sens guère soutenue,ni par lui ni par ma famille et j’en souffre énormément.Je me refère sur vos écrits pour etre guidée et pouvoir prendre la décidion qui ne me tuera pas,mais j’ai l’impression d’etre seule.je fais de mon mieux pour pouvoir décoder les signes mais je n’en voies pas.Tout à l’heure j’ai eu envie de déposer ma demande de congés,de prendre un billet pour Londres afin de le rejoindre et de me marier avec lui sans penser au conséquences de mon acte,sans penser à ma famille ni du déshonneur que cela engendrera…et profiter de chaque instant que j’aurais à passer dans ses bras jusqu’àce qu’”advienne que pourra”…mais le Doute m’empeche de réagir ainsi.A votre avis que ferait un guerrier de la lumière?
    Merci pour tout.Amicalement votre

  8. 8 Cécile Fugère

    la mort… oui Paolo tu parles de la mort. Moi et mon mari nous comprenons ton message. Il est condamné mais ne sait pas combien de temps… 1 ans 2 ans.. depuis 40 ans que nous nous connaissons… j’avais 15 ans et lui 16… dis-nous ce qu’il y a après la mort .. dis-moi ce qui arrivera après qu’il soit parti …. j’ai tellement de peine… Cécile

  9. 9 Philippe

    La mort… cher Paulo, je me souviens d’une histoire que j’ai entendu quelque part :

    Dans le ventre de leur mère deux enfants parlent.
    - Est-ce qu’il y a de la vie apres la naîssance…
    - Qui sait ? Personne n’est revenu pour nous le prouver…

    Je trouve que la mort n’est pas l’évènement terrifiant décrit par François Villon et par les Dances macabres, ni l’image tragique, que lui ont crée les romantiques. Après tout, puisque Dieu existe – et pour moi il n’y a aucun doute sur ce point – forcément existent le Paradis et l’Enfer. Si l’âme est acceptée au Paradis, elle se trouve donc dans un endroit bien plus beau, bien plus joueux etc. Alors il vaut mieux se rejour du fait que la personne qui est partie, ou plutôt son âme, est près de la lumière Divine, là ou il n’y a pas de maladies, de la douleur, baigne dans la béatitude. Enfin qui pleure son prochain s’il se porte merveilleusement bien ? Et si l’âme est partie en Enfer, n’empèche toute la bonté du Seigneur qui a sauvé le brigand sur la croix à la dernière minute de sa vie misérable, on peut se demander qu’est-ce que cette âme doit être pourrie pour mériter un tèl sort, et si elle est digne de tant de pleurs (même si on doit prier pour son salut), si même le Tout Puissant, daans sa miséricorde infinie, l’a rejeté de son visage. Et si Dieu n’existait pas, donc il n’y a pas d’âme ; notre prochain qui nous a quitte ne ressent plus rien, s’est débarassé une fois pour toutes de tous les tourments, de tous les maux et, somme toute, est dans un état (si on peut lier les notions « être », « état » d’un côté, et « néant » de l’autre) bien plus enviant par rapport à une grande partie de l’humanité. Quelqu’un avait dit que chacun veut aller au Paradis, mais personne ne veut mourir. Je préfere sourire à la chance d’avoir connu une personne digne, que de chagriner que je me suis trouvé privé d’elle. Encore plus que dans un instant – comparé à l’éternité – je la rejoindrai et nous serons toujours ensemble. Et même pendant cet instant, est-on réellement séparés ?

  10. 10 busard

    Flap … l’oiseau se pose et puis dépose … humblement ces quelques mots en contraste face au sujet … Pierre DAC ne disait-il pas que “la mort est un manque de savoir vivre” …

    *

    Naissance …

    Partageons nos mots et nos rêves
    Donnons nous l’occasion d’exister
    Echangeons sans répit et sans trêve
    Fusionnons à l’utopie qui naît

    Exigeons de la vie qui nous mène
    Quelques miettes d’un bonheur bien discret
    Protégeons des envieux le mot “aime”
    D’un futur qui n’est pas décrété

    Aspirons à être avant d’avoir
    Soyons nous mais soyons fous
    Créons le feu de notre pouvoir
    Au delà des contraintes du nous

    Aimons sans gêne de part nos choix
    Les sens enflammés de désirs
    Suivons le chemin de nos voix
    Fleuves de sentiments plaisirs

    *

    busard

  11. 11 A.

    Cher Paulo ;
    J’espère que vous jouissez d’une parfaite santé en ce moment où je vous écris. J’ai découvert tout à fait par hasard votre blog, et je puis vous dire qu’il est magnifique. J’ai lu l’Alchimiste tout à fait par hasard aussi. J’ai enfin une certitude, vos inspirations sont des instructions qui vous sont certainement transmises par la Consciente Divine. Ce dont que vous avez de vous harmoniser aussi facilement vous ouvre toutes les voies ou presque. Je vous admire beaucoup. Prenez bien soin de vous.
    Aymar depuis la Belgique.

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