Vingt ans après : les deux sages

Il était une fois un sage nommé Sidi Mehrez. L’endroit où il habitait l’exaspérait, une belle ville au bord de la mer Méditerranée où hommes et femmes vivaient de façon dissipée et où l’argent était la seule valeur importante. Comme Mehrez était aussi un saint qui faisait des miracles, il décida d’encercler Tunis avec son écharpe puis la jeter à la mer.

Les immeubles commencèrent à tomber, le sol se souleva, les habitants se paniquaient en voyant qu’on les poussait vers la mort. Désespérés, ils décidèrent de demander de l’aide à un ami de Mehrez, nommé Sidi Ben Arous. Ben Arous réussit à convaincre le rigoureux saint d’arrêter la destruction ; mais depuis, toutes les rues de Tunis sont inclinées.

Je marche dans le bazar de cette ville africaine, porté par le vent de ce pèlerinage qui célèbre les vingt ans de mon parcours sur le chemin de Saint-Jacques (1986). Je suis avec Adam Fathi et Samir Benali, deux écrivains locaux ; à quinze kilomètres de là se trouvent les ruines de Carthage, qui dans un passé lointain fut capable de tenir tête à Rome. Nous discutons de l’épopée d’Hannibal, un de ses guerriers. Les Romains s’attendaient à une bataille sur mer (les deux villes sont séparées seulement par quelques centaines de kilomètres de mer), mais Hannibal s’attaqua au désert, il traversa le détroit de Gibraltar avec une armée gigantesque, puis l’Espagne et la France, il escalada les Alpes avec des soldats et des éléphants puis attaqua l’Empire par le Nord. Il battit tous les ennemis qui croisaient son chemin puis, sans que l’on comprenne encore pourquoi, il s’arrêta devant Rome et n’ attaqua pas au bon moment. Résultat de cette indécision : Carthage fut rasée par les navires romains.

Nous passons devant un très bel édifice : en 1754, un homme tua son frère. Le père des deux décida de construire ce palais pour abriter une école, maintenant ainsi vivante la mémoire de son fils assassiné. Je commente qu’en faisant cela il a aussi maintenu la mémoire de son fils assassin.

-Ce n’est pas bien comme ça – répond Samil. – Dans notre culture, le criminel partage sa culpabilité avec tous ceux qui lui ont permis de commettre le crime. Quand un homme est exécuté, celui qui lui a vendu l’arme est aussi responsable devant Dieu. Le seul moyen que le père avait de corriger ce qu’il considérait comme une erreur, fut de transformer une tragédie en quelque chose qui puisse aider les autres : au lieu de la vengeance qui se borne à punir, l’école a permis que le savoir et la sagesse puissent être transmises pendant deux siècles.

Sur une des portes de l’ancienne muraille il y a une lanterne. Fathi parle du fait que je suis un écrivain connu alors qu’il lutte toujours pour la reconnaissance :

- Ici c’est l’origine d’un des proverbes arabes les plus célèbres : « la lumière n’illumine que l’étranger. »

Je lui dit que Jésus à fait le même commentaire : nul n’est prophète dans sa propre terre. Nous avons toujours tendance à valoriser ce qui vient d’ailleurs, sans jamais reconnaître la beauté de ce qui nous entoure.

Nous entrons dans un palais ancien, aujourd’hui transformé en un centre culturel. Mes deux amis commencent à m’expliquer l’histoire des lieux, mais mon attention est complètement accaparée par le son d’un piano, et je commence à le suivre par les labyrinthes de l’édifice. J’arrive à une salle où un homme et une femme, apparemment hors du monde, jouent la « Marche Turque » à quatre mains. Je me rappelle qu’il y a quelques années j’ai vu quelque chose de semblable – un pianiste dans un shopping, complètement absorbé par sa musique, ne remarquant pas du tout les gens qui passaient en parlant fort ou avec des radios allumées.

Mais ici nous ne sommes que trois plus les deux pianistes. Je vois l’expression sur le visage des deux : joie, la plus pure et complète joie. Ils ne sont pas là pour impressionner un public, mais parce qu’ils éprouvent que Dieu leur a donné ce don pour qu’ils puissent parler aux âmes. Par conséquent, ils finissent aussi par parler avec les âmes d’Adam, Samil, Paulo et nous nous sentons tous plus proches du sens de la vie.

Nous écoutons en silence pendant une heure. Nous applaudissons à la fin, et, de retour à mon hôtel, je pense à la lanterne.

Peut-être n’illumine-t-elle que l’étranger, mais cela compte-t-il quand nous sommes possédés par ce gigantesque amour de ce que nous faisons?

Le prochain texte sera mis en ligne le 23 Mai 2006

P.S: Cher lecteur,

Pendant ce cheminement, qui remplit mon âme d’expériences très intéressantes, un des moments les plus magiques c’est lorsque, le soir venu, je lis les commentaires sur le blog. Même si je ne peux pas vous répondre à tous, je veux que vous sachiez qu’il est très important pour moi de savoir que je ne suis pas seul sur ce chemin. Merci beaucoup de votre soutien et pour les mots et les idées qui maintenant sont inscrites dans mon coeur.

Paulo Coelho

29 Responses to “Vingt ans après : les deux sages”


  1. 1 sylvie chapus

    bonjour paulo

    Je pars avec une amie une semaine en juillet sur le chemin de st jacque.
    Nous partons quelques années après la lecture de votre livre.
    Nous allons y chercher un moment de liberté , en laissant derrière nous les codes sociaux , respirer aussi tout simplement, nous n’avons pas d’objectifs particulier sinon de nous porter hors du temps pendant quelques jours

    ravie d’etre lue par vous
    amitiés
    sylvie

  2. 2 Daniela Amalric

    On s’est rencontré à Paris lors de la sortie du livre le Zahir…je vous admire beaucoup et chacun de vos livres m’a appris quelque chose ;en fait dans presque tous il est question d’amour « l’amour universel »
    L’Alchimiste reste pour moi, un de meilleurs livres ….LE LIVRE
    Je pense qu’un jour je ferai également ce voyage à Jean Jacques de Compostelle mais aujourd’hui déjà je peux le faire avec vous…;
    Pour vous ,vingt ans après , quelle signification a ce voyage: un cercle qui est fermé… ? une inspiration ?
    BON VOYAGE
    Daniela

  3. 3 isabel de juan les pins

    cher paulo, qu’elle bonne idée ce blog! je pensais très fort à vous depuis qque temps et je m’apprêtais à vous écrire, et puis hier soir, surprise, une invitation sur votre blog. le hasard n’existe pas, mais la chance oui, car pour moi, vous être une vraie chance et en plus si je sais que vous lisez les commentaires, j’en suis ravie.
    en 1997, je suis partie à st jacques en voiture “seule” mais pendant 5 jours et respectant scrupuleusement le pelerinnage, mon âme et une main m’ont guidés tout le long de la route. j’ai vécu des moments forts et comme vous j’ai rencontré des gens extraordinaires sur le chemin des gens ordinaires. mon voeu a été exaucé, aussi j’y suis retournée en 2004 pour l’année sainte, ce n’était pas aussi fort que la première fois, mais j’avais promis d’y retourner! cher paulo, je vous remercie de tout mon coeur pour ce grand bonheur que vous nous permettez!
    merci, isabel
    à bientôt

  4. 4 BERNARD Patricia

    Cher Paulo,

    J’ai été très heureuse de recevoir aujourd’hui un mail qui m’annonçait que vous étiez retourné à Compostelle.
    J’ai lu tous vos messages depuis le début et j’ai hésité avant de vous envoyer un message car en lisant ce qui vous écrivent, je ne voyais pas ce que j’aurais pu dire de plus mais votre P.S quotidien en bas de vos textes me poussent à le faire car je n’aime pas l’idée que vous puissiez vous sentir seul sur ce chemin alors qu’en lisant vos livres moi je vous ai toujours senti auprès de moi.
    Comme tous moi aussi j’ai souvent pensé à ce qui se passerait si je vous rencontrais. Je me suis toujours dit que si cela arrivait je n’oserai pas vous accoster par timidité sûrement et aussi parce que tout ce que je pourrai dire ne serait jamais à la hauteur de ce que je ressens dans mon cœur pour vous et en définitive je pense que c’est en vous lisant que mon âme a rencontré la votre et que c’est pour cela que moi et vos autres lecteurs avons la sensation de vous connaître et que vous fassiez parti de notre chemin.
    Alors j’ai bien souvent pensé que la seule chose que j’aurai vraiment envi de faire si je vous rencontré et qui pourrait dire toute la tendresse que j’ai pour vous c’est d’aller vers vous sans dire un mot et de vous serrer dans mes bras et même me permettre de vous embrasser. En ce moment ou j’écris cela, j’ai ces fameuses larmes aux bords des yeux qui me donnent l’impression que même virtuellement je vous serre contre mon cœur.
    Je ne sais pas si jamais j’aurais l’audace d’un tel geste mais si un jour une inconnue agit de cette façon sachez que ce sera moi à moins qu’on me pique l’idée ! (Sourires).
    Aujourd’hui je vous retrouve sur Internet pour l’anniversaire de votre pèlerinage et c’est pour moi aussi un anniversaire car c’est sur Internet que moi aussi j’ai fait mon pèlerinage en moi-même et c’est durant ce pèlerinage qu’un jour, alors que je ne vous connaissais absolument pas, il a été comme une évidence que je devais lire l’Alchimiste et c’est comme une évidence qu’en allant acheter ce livre mon instinct m’a soufflé de lire d’abord Le Pèlerin de Compostelle. C’était à Noël et bien que mitigé en lisant le début du Pèlerin, j’ai continué et j’ai compris que ce pèlerinage était pareil à celui que je vivais en moi-même.
    Je pourrai continuer des heures mais je vous épargnerai mon bavardage en vous laissant un texte trouvé au « hasard » de mes visites sur Internet que peu être vous connaissez déjà en espérant qu’il vous consolera de votre solitude.
    Je vous embrasse et vous serre dans mes bras en espérant que vous sentirez en vous tout l’amour du monde que ce chemin a mis en moi…
    Bonne chance pour la Coupe du Monde et sauf si le Brésil rencontre la France…je porterai les couleurs de votre pays.

    Patricia : Un grain de Sable de l’Univers

    EMPREINTES DE PAS

    Un homme un soir fit un rêve. Il rêva qu’il
    marchait au bord de la mer avec le Seigneur.

    Sur le fond du ciel se déroulaient des scènes de
    sa vie. Il remarqua deux traces parallèles de pas
    dans le sable. L’une, la sienne, l’autre, celle
    du Seigneur. Quand la dernière scène de sa vie
    s’alluma, il se retourna pour revoir les traces de pas
    sur la grève. Et vrai, ici et là, sur la route de sa
    vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas.
    Et ces moments de marche solitaire correspondaient aux
    heures les plus tristes de sa vie et les plus déprimantes.

    Intrigué, il interrogea son compagnon.

    “Seigneur quand j’ai décidé de te suivre
    tu avais dit que tu marcherais tout le chemin
    avec moi. Et je vois qu’aux pires périodes de
    mon existence, il n’y a qu’une seule trace de pas!
    M’aurais-tu donc abandonné quand justement
    j’avais le plus besoin de toi?”

    “Je t’aime, mon très cher enfant, je t’aime
    et jamais je ne t’ai abandonné. Tu n’as vu
    qu’une seule trace de pas dans le sable
    au moment les plus difficiles de ta vie car
    à ces moments là, je te portais.”

    Ton ami, Jésus.

  5. 5 Marianne

    “Je lui dit que Jésus a fait le même commentaire : nul n’est prophète dans sa propre terre. Nous avons toujours tendance à valoriser ce qui vient d’ailleurs, sans jamais reconnaître la beauté de ce qui nous entoure.”
    Oui, étrange que nous n’ayons jamais cette clairvoyance pour nous-mêmes alors que nous l’avons pour notre entourage. J’ai tendance à penser que ce manque de clairvoyance a rapport avec l’amour ou l’acceptation de soi.
    L’herbe est toujours plus verte ailleurs…
    Merci pour vos livres qui m’ont tous fait passer de bons moments de réflexions.
    Respectueusement
    Marianne

  6. 6 Lorraine Larochelle

    Bonjour M Coelho

    La première fois que j’ai entendu parler du chemin est lors d’un repas avec un groupe de partage de foi. Une personne racontait ce voyage et tout ce que j’entendais c’était que les endroits étaient insalubres et les gens manquaient d’hygiène. À travers ces commentaires je compris qu’il parlait d’un voyage spirituel, étant donné ma timidité, je ne posa pas de question. Le lendemain, en faisant tout bonnement mon épicerie j’appercu un chario de livres pelle-mêle dont un ayant le titre du Chemin de Compostelle. Qu’elle fût ma surprise. Quelques jours plus tard je vis en librairie votre livre et comme tout les autres livres de vous, je l’ai lu. Une semaine après je recu une invitation pour un exposé sur le sujet. Vraiment tout m’amenait vers ce voyage. J’ai lu , j’ai écouté, j’ai regardé. Mais je réalisa que j’avais peur. Peur de sortir de mon pays et marcher seule sur des chemins inconnus. Mais plus j’avance dans mon chemin personnel spirituel et plus je m’ouvre au moment présent et plus je réalise que je vie ce chemin à tous les jours. Et je crois que plus je vais m’ouvrir à la Vie et à l’Amour et plus je vais ressentir ce merveilleux que les gens vivent sur ce chemin de Compostelle car le lieu importe peu. Merci pour vos merveilleux livres, le monde à besoin d’Amour.

    Lorraine

  7. 7 JOELLE

    Bonsoir Monsieur Coelho !
    Je ne souhaite pas attrister votre Chemin avec mes histoires.
    Je parlais hier de la mort de mon fils, de l’homme qui a marché pour lui vers Saint Jacques. Je voudrais, aussi, saluer toutes ces femmes et hommes qui sont les accueillants de cette route et qui grâce à Internet apporte en plus, leur réconfort à tous ceux qui souffrent.
    Chaque soir, j’écrivais, très tardivement, un mail à mon fils.
    Il y avait très souvent des textes de vos différents livres.
    Bien sûr, “l’Alchimiste”… mais aussi “Le Guerrier de la Lumière”.
    Lorsque j’ai “senti” que son Chemin, à lui, se terminait, je lui ai dit.”Tu t’es battu, comme un Guerrier de la Lumière, tu as le droit de partir, nous serons tous là pour ta famille”. Une larme a coulé…. Il commençait un Autre Chemin.
    C’est avec un de vos textes que j’ai annoncé son départ,
    j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur !
    Depuis ce jour, une bougie brûle toute la journée dans chaque maison de la famille.
    Pour les enfants, cette lumière est signe de Présence, de Chaleur, et c’est la course à celui qui sera le premier à l’allumer.
    Merci Monsieur, j’ai relu des extraits de vos livres tous les soirs.
    Ils m’ont aidée à garder la force nécessaire pour tenir.
    Ils sont une invitation au dépassement de soi, à une recherche
    spirituelle plus vraie et à un partage d’Amour.
    Merci et bonne route.

  8. 8 Gwen

    P. Coelho a écrit: “…..Je commente qu’en faisant cela il a aussi maintenu la mémoire de son fils assassin.
    -Ce n’est pas bien comme ça – répond Samil. – Dans notre culture, le criminel partage sa culpabilité avec tous ceux qui lui ont permis de commettre le crime.”

    Cela m’a fait penser à une autre histoire que j’ai lue il n’y a pas si longtemps: l’histoire de deux âmes, qui sont liés par une énorme amitié et qui, dans leur monde à eux, débattent d’un sujet assez délicat:
    L’une d’elles veut absolument venir sur terre pour répandre amour et lumière, mais cela ne lui suffit pas, car elle se rend compte qu’avant tout elle doit apprendre quelque chose… amour et lumière lui sont très familiers, pourtant, là où elle vit, elle n’a jamais eue besoin de pardonner.
    Donc elle voudrait bien aller sur terre, pour répandre amour et lumière par l’apprentissage du pardon, seulement, il faudrait que quelqu’un l’aide à vraiment l’apprendre, le fait de pardonner en toute sincérité…..
    Alors l’autre âme lui dit: écoutes, je veux bien venir avec toi sur terre, je serai celle qui te fera tout le mal qui demande d’être pardonné, dès lors, je dois devenir très méchante, je dois jusqu’à oublier la lumière, sinon tu n’auras rien à apprendre par moi…
    Seulement, ici et maintenant, je te demande une énorme faveur… surtout n’oublie jamais qui je suis en vérité, n’oublie jamais notre profonde amitié, car il faudrait que j’abandonne tout pour te faire du mal, à toi… et cela tout simplement parce que je veux t’aider, donc je t’en prie, n’oublie pas qu’en réalité je suis ta sincère amie. Autrement, je serai perdue pour très longtemps et toi aussi d’ailleurs, car tu n’auras pas pu apprendre ce que signifie ce petit mot “pardonner”….

    Ensuite, je partage une autre image : celle d’un pianiste qui joue, non pour des éphémères applaudissements, mais tout simplement par amour ; et par ce biais, il répand autour de lui une telle atmosphère, que même notre pire ennemi se taira et écoutera, avec nous, ces airs qui semblent venir d’ailleurs…. C’est effectivement en ces moments-là qu’on n’a plus envie de réfléchir aux pourquoi des choses qui nous entourent, mais de respirer tout simplement cet air qui s’appelle amour…

    Merci, Paolo Coelho, de partager avec nous tous et de nous permettre de partager avec vous… comme j’aime bien respirer cet air qui entoure ce nouveau blog :-)

    A bientôt

    Gwen

  9. 9 abrieu

    bonsoir Mr Coelho
    En me connectant hier soir j’ai eu l’agréable surprise d’apprendre que vous nous invitiez à partager ou accompagner vos pas le long de votre pelerinage.Merci tres chaleureusement pour cela.
    Lorsque j’ai lu votre commentaire sur la ville et le tres beau texte d un de vos tres nombreux visiteurs j’avais l envie de vous dire a ma façon que nous sommes la pour vous encourager , vous soutenir. j’aurai envie de vous dire aussi de ne pas avoir peur de partir,de continuer votre route, de ne pas avoir peur de laisser la solitude s’emparer de vous car elle est la flamme qui rallume les souvenirs, de ne pas avoir de chagrin d’etre loin de vos proches car vous etes déjà sur le chemin du retour et que sur ce chemin d autres pelerins vous accompagnent et vous soutiennent.
    Sachez que vous pourrez compter sur un lecteur passioné des oeuvres d’un pelerin au cent chemins qui n’a pour quete que le partage de sa vie.”donnez et vous recevrez”"semez et vous recolterez” et pourquoi pas ” partez et vous plus grand vous reviendrai”…

  10. 10 Emmanuel Signorino

    quelle bonne idée ce blog. J’apprécie, vos livres et votre philosophie.
    Je trouve toujours un enseignement dans vos écrits. Apres dix ans, d’inactivité je me suis remis à écrire, et c’est devenu la chose la plus importante de ma vie. Merci à vous.

  11. 11 jean et marc

    bonjour mr coelho;

    quelle heureuse surprise ce blog ; c’est une idée super !
    je vois que la lumière du chemin que vous avez parcouru ne s’est pas éteinte et que votre ame et tout votre coeur nous portent; nous lecteurs,
    vers d’infinis sommets et terriblement d’espoirs malheureusement trop déçus!!
    au moins vous ne faite pas dans le sensationnel comme le “da vinci code”

    merci a vous!

  12. 12 Nandy

    Comme il m’est doux de vous suivre
    Dans votre récit pas à pas
    Quel beau film, vous lire
    Magie que je n’oublie pas

    De *Saint Martin à Compostelle
    Par les Pyrénées où je vis
    Je trouve cette idée belle
    Ce blog qui nous réuni

    *Je suis de Momères ;-)

    Bonne route et merci pour cette lecture journalière… Bisou @+

  13. 13 Zohra

    Tout simplement merci pour l’alchimiste car j’ai aimé ce livre.
    Je le recommande à tous mes proches…
    En ce moment je lis de vous “Véronika décide de mourir livre”
    Autre livre que j’ai pu lire de vous “Onze minutes” ce livre aussi m’a fait beaucoup pleuré avec une jolie fin, cette histoire d’amour qui se lit entre cette prostituée brésilienne et ce peintre.
    J’ai lu votre dernier livre aussi “Zahir”
    J’aime vous lire je me sens comme un personnage dans chacune de vos histoires que je trouve émouvante drôle dramatique
    Malheureusement ce pélerinage que vous faites je ne sais pas pourquoi vous le faite et je n’en connais pas l’histoire parce qu’apparement vous l’avez fais il y a déjà 20 ans.
    Paolo Coelho merci de vos mots qui sont sublimes
    J’aimerais pouvoir vous rencontrer et vous faire lire mes écrits aussi voire ce que vous en pensez…

    Ps: Prenez soin de vous

  14. 14 nadia

    Bonjour Paulo

    vous ecrivez: “je veux que vous sachiez qu’il est très important pour moi de savoir que je ne suis pas seul sur ce chemin. Merci beaucoup de votre soutien et pour les mots et les idées qui maintenant sont inscrites dans mon coeur.”
    je ne viens pas inscrire dans votre coeur ni mots ni idées je viens par le force de l’intention y déposer de l’Amour.
    je ne pense pas que nos chemins soient tracés d’avance (c’est ma vérité et pas la vérité chacun la sienne): dans le nouveau testament Moïse demanda à Dieu son nom.Dieu répondit:”Je suis celui qui devient ce que j’ai décide de devenir”……………………………
    Je vous remercie Paulo.Pas de doute vous n’êtes pas seul où que vous soyez.
    Nadia………………………. Nantes GRAND OUEST

  15. 15 le vent

    le sérpent et le vent se sont rencontrer au milieu d’une route appeller” la matchabatta élkoubra” cequi signifie en francais” la grande solitude”.
    alors ces deux pérsonages se sont soudain rencontrer sur cette vois de pélrinage qui s’éttend du sude lybyéen jusque au frantière négérienne en passant par le mali. l’un marche vers la ville sainte qu’abrite le disért de mali et l’autre cherche sa propre originalité alors le vent souffla soudainement en sedérigent vers le serpent et le sérpent en entendant un son inhabituel il recula et fait un arret puis retourna et voici le vent glissesur son visage en le caréssaant des pieds juqu’a la tete lol
    le vent lui dit; ta pas vu déja ici mon pere en passage!?
    le serpent ne comprend pas son language il glisse habituellement sa langue vers l’éxtérieur et le vent a compris alors que le serpent ne parle pas la meme langue avec lui , puisque il fait pas le meme son avec lui.
    alors comme un seul homme le vent se ramassa lui meme pour se transformer en une tornade tournant et montant vers le haut et commençà a prier en disant; dieu! sur terre j’ai pas trouver mon origine…..

    ( à suivre…
    je m’éxcuse cher paulo car je suis entrain d’interpréter dificilement cette histoir en une langue que je ne métrise pas, donc je vous demande tous pardon….
    j’aime

  16. 16 thierry

    salut paulo,

    je me permet cette familiarité car tes livres ont été pour moi une source d’espoir et car tu as à une époque apporté beaucoup à mon âme qui en avait bien besoin. Je me suis senti proche de toi, de tes rêves, de tes aspirations.
    Je continue à suivre ton cheminement et te souhaite beaucoup d’amour pour la suite, quelqu’en soit la forme…

  17. 17 Cécile Fugère

    bonjour à vous tous amis de Paolo, je vous aime…
    je suis aujourd’hui très heureuse enfin de communiquer avec des humains qui me ressemblent et qui adore Paolo A bientôt … Cécilia

  18. 18 Rebecca

    Bonjour,

    J’arrive un peu tard pour vous accompagner sur ce voyage… si toutefois, j’arrive trop tard et que votre voyage est terminé alors, je vous souhaite une bonne continuation dans votre vie !

    Au plaisir de vous retrouver dans un de vos livres …

  19. 19 busard

    Flap … l’oiseau se pose et puis dépose !

    *

    Qu’il est long le chemin

    Qu’il est long le chemin et étendue la plaine
    Quand oublié d’Etoile on marche dans le noir
    Les mains tendues, broyées aux bruits des chaînes
    Des incompréhensions et des rêves d’espoir

    Qu’il est long le chemin et que lourde est la peine
    Aux silences aveux qui nous mènent le soir
    De sentiments chargés de peurs suintant la haine
    Humains aveugles et sourds sans le savoir

    Qu’il est long le chemin et que l’attente est vaine
    La Camarde est assise sa faux au défouloir
    La vie qui nous parcourt de sens emplit nos veines
    Aux moments délicieux qui mènent à l’abattoir

    Qu’il est long ce chemin amie toi si amène
    A rire déployée, à te moquer du couard
    Osant à chaque instant user des mots « Je t’aime »
    Lancés en fleurs piquantes au travers d’un regard

    *

    busard

  20. 20 Didier

    Bonjour,

    Mince j’ai finis tous vos livres , je vous adresse mes remerciements pour tous ces bons moments.
    Pour les reflexions qui ont découlées de ces lectures.
    Pour avoir réouvert les portes fermées lors de ma jeunesse; bonne continuation et au plaisir de se croiser un jour au moment propice.
    Amitiées

  21. 21 JOELLE

    Bonsoir Monsieur Coelho !
    En pensant à la lanterne; vous terminez votre texte sur les deux sages par cette phrase : “Peut-être n’illumine-t-elle que l’étranger, mais cela compte-t-il quand nous sommes possédés par l’amour de ce que nous faisons ?”
    Notre petite flamme personnelle et vacillante, multipliée par celle de tous ceux qui ont envie d’avancer, ne devient-elle pas un brasier pour illuminer et embraser le monde d’Amour, sans distinction de religion ou d’origine ? Nous même, ne devenons-nous pas lumière pour l’Autre” lorsque nous partageons notre Espoir ou notre Espérance ? Ne mettons pas la lumière sous le boisseau. Osons, essayons d’être des Guerriers de la Lumière avec nos forces et bien sûr nos faiblesses !!! Merci pour toutes les questions que vous nous inciter à nous poser. Bonne continuation et bonne route.

  22. 22 Mimi

    Bonjour Paulo,

    Belle surprise et merci pour ta note.
    Un de mes copains m’a recommandé de lire un de tes livres, l’Achimiste. Ça me donne beaucoup de réflexions en profondeur. Même encore aujourd’hui.
    Merci à toi. Becs.

  23. 23 Françoise

    Il y a quelques mois, j’étais Veronika, cherchant la petite porte pour sortir discrètement. Je n’ai pas fait le chemin de Compostelle mais j’ai fait le Sinaï et le fond du Grand Canyon . Ce n’est pas la peine d’aller si loin pour trouver le chemin. Monsieur Coelho m’a énormément aidé ainsi qu’une personne merveilleuse qui m’a re-fait connaître l’amour, le vrai dans toute son immensité. On peut tous enseigner l’amour, c’est bien plus facile que l’on croit: un sourire, une main tendue, une oreille à l’écoute….

  24. 24 sarra

    J’ai lu tous les commentaires pour arriver en bas de la page et ce qui est bizarre et amusant, c’est la façon dont chacun vous appellent.
    Je ne sais vraiment pas si ça sera vous ou le responsable du blog qui lira les messages et vous transmettra les plus importants.
    Moi, je suis Tunisienne, je viens de lire votre dernier article sur les deux sages!! C’est amusant de savoir davantage sur notre culture à travers les propos d’un “passager”.
    Que Dieu vous donne la force, la sagesse et l’inspiration pour le reste de votre chemin.

  25. 25 Lartigue Céline

    Cher M. Paulo,
    j’espère que cette nouvelle rencontre avec le chemin de St Jacques de Compostelle vous aura rempli le coeur de joie et d’amour, et que vous aurez trouvé ce que vous y cherchiez. Chacun d’entre nous a besoin de retrouver force, joie et amour envers l’Autre, ce n’est pas toujours simple et on est souvent égoïste et méchant car on a peur du regard de l’Autre et que ce regard nous montre ce que l’on est vraiment, c’est-à-dire de simples humains capables du meilleur comme du pire. Je lis vos livres depuis bien évidemment la sortie de l’alchimiste et j’aime énormément ce que vous faîtes et surtout malgré votre popularité vous êtes resté un homme simple et généreux et en plus vous nous faîtes partager vos expériences grâce à ce blog. Tant que vous serez comme cela, je continuerais à vous suivre. En tous cas à la fin de chaque lecture de vos livres, je me sens ressourcée et prête à prendre un nouveau départ, même si ” mes bonnes résolutions ” ne durent pas longtemps, je tenais à vous remercier pour la dixième fois, je crois ( on ne dit jamais trop merci aux gens que l’on apprécie ) pour le bonheur que vous pouvez m’apporter et votre simplicité.
    Je vous souhaite une bonne continuation et beaucoup de bonheur et bonne coupe du monde mais par contre sans vous vexer je pense que c’est la France qui va gagner ( et oui, ce n’est pas une légende en France, les français sont chauvins )
    Très affectueusement.
    Céline

  26. 26 malek

    paulo coelho lui aussi était quelqu’un comme nous tous alors césser de le vénérer pour continuer a marcher en parallèle avec lui.
    je vous aime tous mes amis.
    malek d’algerie profonde.

  27. 27 ahmed saadi

    cher paulo,
    c’est sublime ce que nous vivons ensemble vous et nous lecteurs! en ce qui me concerne à ce moment je suis entrains de relire le voyage de compostelle pour rester en contact avec vous pendant votre voyage.j’espere qu’un jour vous visitrez la kabylie ma region qui est montagneuse donc tres inspirante pour vous;je vous dis bon voyage et que vous nous apporteriez quelques chose de nouveau.
    A BIENTOT CHER AMI!

  28. 28 laurence

    bonjour!!!
    connaissez-vous le poème de paulo coelho où jésus répond à celui qui lui a demandé pourquoi il ne l’aide pas que si on voit les pas que d’une personne ce sont parceque lui jésus l’a porté durant les epreuves.
    Si oui pouvez me l’envoyer par mail?
    merci!!!!!

  29. 29 Cyliam

    C’est succulent, je ne sais si ce “pélerinage” est terminé, nous sommes tous en voyage, et de ce chemin, apprenons à nous aimer nous-même, je le souhaite à chacun - ce qui est chose facile de la souhaiter aux autres - moins évident de s’aimer à soi.
    Entre France et Algérie mon coeur ne sait où rester :)

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